Bérénice de Racine
Voilà la tirade que je jouais au théâtre en 2002,
"Hé bien ! Régnez, cruel ; contentez votre gloire :
Je ne dispute plus. J’attendais, pour vous croire,
Que cette même bouche, après mille serments
D’un amour qui devait unir tous nos moments,
Cette bouche, à mes yeux s’avouant infidèle,
M’ordonnât elle-même une absence éternelle.
Moi-même, j’ai voulu vous entendre en ce lieu.
Je n’écoute plus rien, et pour jamais, adieu.
Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous
Que le jour recommence, et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !
L’ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts."
Acte IV , scène5

résumé
MA CRITIQUE
une histoire d'amour , et oui encore , une déchirure entre l'amour et le pouvoir..
je dirai que ce roman est la meilleure illustration du déchirement entre l'amour et la raison... et cela me fait penser
"le coeur a ses raisons , que la raison ne connait point" Blaise Pascal
Dommage que ce soit le pouvoir qui l'emporte....